ODILE, MANNEQUIN, DIRECTRICE ARTISTIQUE, GRAPHISTE & ACTIVISTE

Bienvenue dans le Cercle des Créatrices Inspirées où je vais à la rencontre de femmes solaires pour discuter créativité, art, confiance en soi et entrepreneuriat. 

 

Margaux : C’est en couverture d'un numéro du magazine Marie-Claire que j’ai découvert Odile Gautreau et son aura magnétique, qui m'ont immédiatement attirée.

Quelques semaines plus tard, j’ai eu l'opportunité de discuter avec elle dans son appartement parisien. Elle m'a raconté comment après s'être formée au design graphique et à la direction artistique, elle a été choisie pour poser à la une de Paulette Magazine en tant que lectrice - ce qui a marqué le début de sa carrière dans le mannequinat.

Aujourd'hui, elle a travaillé avec de grands noms tels L'Oréal, Nike, Zalando, ou encore Ester Manas. 
Également active sur les réseaux, elle est l'un des visages français du mouvement "body positive" et se bat pour l'acceptation de soi et l'inclusivité, et contre le racisme. 

Au fil de ces échanges, Odile nous dévoile comment elle est parvenue à se dépasser et à prendre confiance en elle, et se livre sur ces moments qui l’aident à faire preuve d’audace au quotidien. 

J’espère que ces instants partagés avec Odile vous apporteront, à vous aussi, les clés de l'épanouissement personnel  !

 

 

Margaux : Peux-tu te présenter ?

Odile: Je m'appelle Odile, j'ai grandi en région parisienne. J'ai une formation en design graphique, et je me suis ensuite formée à la direction artistique. J'ai commencé à travailler, mais j'ai arrêté pour me consacrer à plein temps au mannequinat.

J'ai commencé le mannequinat il y a bientôt dix ans maintenant. Des amis m'ont abonnée au magazine Paulette, et ils faisaient déjà poser leurs lecteurs et lectrices. J'ai essayé, j'ai été retenue et j'ai fait mon premier shooting. 

 

Margaux : Tu t'exprimes souvent sur le body positivism et l'acceptation de soi. Quelle relation entretiens-tu avec ton corps ?

 

Odile: Au moment où j'ai commencé le mannequinat, je n'entretenais pas une relation très cool avec mon corps. Ça m'a aidé à me voir, et ce n'était pas quelque chose que j'avais l'habitude de faire avant - ou alors plutôt dans la douleur. J'ai grandi dans un environnement où je n'avais pas de références pour accepter qui j'étais pleinement - comme par rapport à mes origines africaines par exemple, ou pour réussir à accepter ses cheveux crépus lorsque l'on est dans un milieu où tout le monde a les cheveux lisses... C'est compliqué d'accepter qui l'on est. Maintenant ça va mieux, mais c'est vrai que c'est un travail qui se fait sur le temps. 

 

 

Margaux : Tu es très présente sur Instagram, plateforme souvent controversée quant à son impact sur l'image de soi et la perception des autres. Quelle relation entretiens-tu avec les réseaux sociaux ? 


Odile: J'ai plus de mal à poster sur Instagram qu'il y a quelques années, car on est dans ce rapport constant à l'image ou à la perfection. J'essaye d'être spontanée, de ne pas me prendre la tête, de poster des choses qui m'inspirent et d'être la plus vraie possible.

Le monde virtuel est plus inclusif car il y a davantage de représentations, alors que le reste des images qui viennent des marques ou des magazines reste toujours porteur de normes, de codes, de tendances.

Ça enferme aussi car il y a toujours le rapport au corps qui est montré comme parfait.

Je pense qu'il y a plus de facilité aujourd'hui à se retrouver chez l'autre, et comprendre que l'on est pas seul, et qu'il y a des personnes qui nous ressemblent et qui traversent les mêmes expériences que nous. 

 

 

Margaux : Je t'ai découvert grâce à ta couverture pour le magazine Marie-Claire. Peux-tu m'en parler ? 

Odile: C'est très rare d'avoir des projets de couverture pour des magazines comme Marie-Claire, une institution dans la presse française. C'était un des premiers projets où l'on me demandait de m'exprimer, de parler de mon rapport au corps, à mon identité. Et ce n'est pas tous les jours, en tant que mannequin, qu'on nous demande de nous exprimer sur nos convictions.  

 

  

Margaux : Mannequin et active sur les réseaux, tu es mise en avant et très exposée au regard des autres. Qu'est-ce qui t'aide à trouver la force nécessaire pour sortir de ta zone de confort et faire preuve d'audace ? Comment as-tu développé cette confiance en toi ? 

Odile: Je renvoie l'image de quelqu'un qui a confiance en soi, mais en réalité, je sors de ma zone de confort pour chaque projet que je fais. Ce que j'appréhendais vraiment dans le mannequinat, c'était les fashion weeks et les défilés car c'est un oneshot.

C'est le type de projet que je suis contente de faire, mais j'ai peur. Donc j'essaye de me recentrer, de respirer, j'aime faire des blagues. Je partage le moment avec les autres mannequins qui sont sur le projet donc ça m'aide à me dire que je ne suis pas seule, que d'autres aussi ont peur mais on sait qu'on en est capable. C'est cette sororité qui m'aide à franchir le cap.

 

 

Margaux : Quels sont tes rêves ?

Odile: Au fil du temps, j'ai appris à me détacher de l'idée du rêve. Quand je regarde où j'en suis aujourd'hui, mes rêves se sont réalisés mais jamais de la manière dont je les imaginais. Je dirais que j'ai juste envie d'être épanouie, et que ce que me réserve la vie soit centré sur ce que j'aime faire. Moi, mon rêve c'est juste de ne pas avoir de regrets et d'être en paix avec tout ce que j'ai mis en place dans ma vie.  

 

BAGUE NAMI 3 ANNEAUX ET BAGUE NAMI 5 ANNEAUX

Margaux : Selon toi, quelle est ta force ? 

Odile: L'amour c'est ma force. J'essaye de me laisser porter par cette émotion au quotidien, et j'ai l'impression d'être plus en paix avec moi-même en laissant prévaloir l'amour dans mes rapports. 

BAGUE NAMI 3 ANNEAUX ET BAGUE NAMI 5 ANNEAUX

 

 

 

 

 

 

Crédit Photos :
Jeanne Perrotte pour les photos et la prise de vue vidéo - montage ŌKAN STUDIO.

 

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